LE CHAMPAGNE PLUS CONNECTÉ QUE JAMAIS

Aprés avoir découvert Cloé, la « coiffe intelligente » qui  couvrira bientôt les bouteilles des vignerons, les professionnels champenois se sont confrontés, sur le salon « Viti Vini » d’Epernay, aux réalités de l’ubérisation de l’économie. Tendance lourde où la numérisation  boulverse les rapports de force entre l’offre et la demande. La filière champenoise devra s’y adapter coûte que coûte, plus facilement peut être grâce à Cloé.

TOUT DANS LA TÊTE

Cloé est une coiffe qui ressemble à celles qu’on connaît déjà sur les bouteilles de champagne. Mais elle comporte un QR Code, comme on en voit  sur beaucoup de bouteilles de vins pour informer le consommateur. S’y ajoutent ici deux  éléments d’authentification supplémentaires  particulièrement sophistiqués. Ils vont permettre au vigneron de protéger sa marque, d’empêcher les contrefaçons, de gérer individuellement la traçabilité de sa bouteille et de se protéger du vol. CLOÉ  permet par ailleurs de gérer les stocks en temps réel ou de modifier instantanéément les informations qu’elle délivre au consommateur. La généralisation de son utilisation devrait contribuer à renforcer le champagne de vigneron comme une marque à part entière.CLOÉ est proposée dés à présent  aux exploitants par le Syndicat des Vignerons qui offrira  par ailleurs  l’accompagnement technique à ceux qui voudront s’en équiper.

 

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L’UBÉRISATION, C’EST POUR DEMAN

De la technologie embarquée dans une coiffe  jusqu’à l’ubérisation….il n’y a qu’un pas. Et les visiteurs du Salon Viti Vini ont été appelés à le franchir allègrement. Denis Jacquet, cofondateur de l’Observatoire de l’Uberisation, était l’invité des traditionnelles rencontres organisées sur le salon par  le Crédit Agricole. L’entrepreneur alerte sur l’omni présence du digital qui contourne les fonctionnement habituel de l’économie. D’un clic, le consommateur satisfait aujourd’hui ses envies. Il est capable d’évaluer  le produit qu’on doit lui livrer trés vite, il le note, et ses apréciations, via les réseaux sociaux ont une force de frappe considérable. C’est vrai aussi pour le champagne. Son image de marque est aujourd’hui détrônée par l’expérience que le consommateur en a.  Le producteur autrement dit devra se montrer transparent dans ses offres et réactif à cette demande « instantanée » en inventant de nouveaux réseaux de distribution. La numérisation est incontournable.

 

 

 

 

 

 

 

Monique Derrien

Reporter puis grand reporter à Radio France de 1987 à 2016. Prix du Grand Reportage de Radio France. Chronique judiciaire régulière et assidue des petits et grands procés : Chanal, Heaulme, Fourniret. Attention soutenue sur les audiences et faits de société et sur la politique, un peu. Parce qu'ils disent presque tout du monde qui nous entoure. Intérêt marqué pour la culture, la gastronomie et le champagne. Celui qui se boit et celui qui a su si bien se vendre jusqu'ici.

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