C’est un crime qui fait l’objet d’une information judiciaire pour meurtre sur ascendant. Mais l’examen médical de celui qui a mortellement frappé son père de 92 coups de couteaux a conclu que son état était incompatible avec une garde à vue. Il a donc été hospitalisé sous contrainte. La schizophrénie de cet homme de 26 ans avait été diagnostiquée en 2024, après une tentative de suicide. ((Illustration Leo Bonito )
L’autopsie de son père, âgé de 60 ans, a été pratiquée au lendemain du drame. Selon le communiqué de presse de François Schneider, Procureur de la République de Reims, elle a permis de dénombrer 92 plaies provoquées par les coups d’une grande violence portés avec 3 couteaux différents sur toutes les parties du corps, dont la trachée et le visage.
UNE SCÈNE DE CRIME TERRIFIANTE
Deux couteaux de 15 et 20 centimètres étaient restés plantés sur le corps de la victime quand les gendarmes l’ont découvert dans le jardin de son domicile de Cernay-les-Reims. C’était le 8 janvier dernier en milieu de journée. La visite des gendarmes était initialement liée à l’accident de voiture que le fils de la maison avait eu un peu plus tôt non loin de là, près de Witry-les-Reims. Après leurs premières constatations sur place, ils avaient déposé le jeune chauffeur au domicile de ses parents qui n’étaient pas chez eux. Il les a attendus sur le trottoir.
UN DRAME ANNONCÉ
Le drame est donc intervenu à leur retour. Il a ensuite sollicité une voisine pour qu’elle lui prête sa voiture, ce qu’elle a refusé. Il voulait se rendre aux urgences parce qu’il était blessé. Un peu plus tard il a été repéré par des promeneurs prés de Nogent-l’Abbesse. Il marchait, vêtu seulement d’un caleçon, sur une route départementale. L’interpellation a été très rapide. Le Procureur indique dans son communiqué que sa mère a mentionné des tensions entre le père et le fils, liées à sa consommation de drogue.
ILLUSTRATION LEO BONITO



